Françoise GADET (dir.) Les Métropoles francophones européennes en temps de globalisation Paris, Classiques Garnier, 2018, 335 p.
Dans les échanges verbaux, les catégories sociales influencent la façon dont les intervenants prennent la parole et dont ils contribuent à la conversation. Ces derniers ne se contentent pas de donner vie à leur classe sociale, ils l’incarnent dans leur interaction avec les autres. Cette étude explor...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2020
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Dans les échanges verbaux, les catégories sociales influencent la façon dont les intervenants prennent la parole et dont ils contribuent à la conversation. Ces derniers ne se
contentent pas de donner vie à leur classe sociale, ils l’incarnent dans leur interaction
avec les autres. Cette étude explore la façon dont les intervenants perçoivent leur propre
pouvoir et celui des autres dans le contexte de prises de parole simultanées. Les données proviennent d’une émission de plateau de la télévision britannique. L’hôte, Michael
Parkinson, est un homme. L’invitée, la princesse Anne, est membre de la famille royale
britannique. L’étude suggère que les interruptions devraient être considérées comme un
procédé dynamique selon lequel chaque intervenant est, tour à tour, la personne qui
interrompt ou se fait interrompre. Quand les interruptions échouent, la personne qu’on
a tenté d’interrompre devrait être considérée comme celle qui domine la conversation
ou qui exerce plus de pouvoir que son interlocuteur à ce moment précis de l’échange. Si
les interruptions, en tant que phénomène situationnel et alternatif, sont utilisées comme
indicateur de pouvoir, ce pouvoir devrait être considéré comme un paramètre fluide,
contextuel et négociable de la communication humaine, plutôt que comme un attribut
psychologique statique. |
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