Yves FRENETTE & France MARTINEAU, en collaboration avec Virgil BENOIT Les voyages de Charles Morin, charpentier canadien-français Québec, Presses de l’université de Laval, 2018

Dans les échanges verbaux, les catégories sociales influencent la façon dont les intervenants prennent la parole et dont ils contribuent à la conversation. Ces derniers ne se contentent pas de donner vie à leur classe sociale, ils l’incarnent dans leur interaction avec les autres. Cette étude explor...

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Κύριος συγγραφέας: Gadet, Françoise
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2020
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Dans les échanges verbaux, les catégories sociales influencent la façon dont les intervenants prennent la parole et dont ils contribuent à la conversation. Ces derniers ne se contentent pas de donner vie à leur classe sociale, ils l’incarnent dans leur interaction avec les autres. Cette étude explore la façon dont les intervenants perçoivent leur propre pouvoir et celui des autres dans le contexte de prises de parole simultanées. Les données proviennent d’une émission de plateau de la télévision britannique. L’hôte, Michael Parkinson, est un homme. L’invitée, la princesse Anne, est membre de la famille royale britannique. L’étude suggère que les interruptions devraient être considérées comme un procédé dynamique selon lequel chaque intervenant est, tour à tour, la personne qui interrompt ou se fait interrompre. Quand les interruptions échouent, la personne qu’on a tenté d’interrompre devrait être considérée comme celle qui domine la conversation ou qui exerce plus de pouvoir que son interlocuteur à ce moment précis de l’échange. Si les interruptions, en tant que phénomène situationnel et alternatif, sont utilisées comme indicateur de pouvoir, ce pouvoir devrait être considéré comme un paramètre fluide, contextuel et négociable de la communication humaine, plutôt que comme un attribut psychologique statique.