Maria CANDEA et Laelia VÉRON, Le français est à nous ! Petit manuel d'émancipation linguistique, Paris, La Découverte, 2019
À l’heure où l’immigration suscite des débats virulents en Europe, la question des pratiques linguistiques des migrants se pose dans la sphère politique. Jugées vectrices de l’égalité des chances, l’intégration sociale et de la participation citoyenne par les pouvoirs publics, les langues « national...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2019
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | À l’heure où l’immigration suscite des débats virulents en Europe, la question des pratiques linguistiques des migrants se pose dans la sphère politique. Jugées vectrices de l’égalité des chances, l’intégration sociale et de la participation citoyenne par les pouvoirs publics, les langues « nationales » font l’objet d’actions destinées à favoriser leur apprentissage par les migrants adultes. Cet article interroge la recomposition de l’action publique dans les pays européens autour de nouveaux enjeux linguistiques et les processus de hiérarchisation et de sélection inhérents aux politiques sociales et linguistiques. À partir d’une comparaison de deux villes européennes, Nantes en France et Bristol au Royaume-Uni, il s’agit d’étudier l’articulation entre différents régimes de citoyenneté et la construction à multiples niveaux des dispositifs de formation linguistique destinés aux migrants adultes. L’article mettra en évidence les modes de légitimation et de catégorisation mobilisés à différentes périodes et aux échelles nationale, européenne et locale, dépendant des logiques mouvantes de justice sociale. |
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