L’interprétation de la « part langagière » des conflits au travail : le juge et le linguiste
À travers l’examen de la question des conflits au travail à l’Université française et leur judiciarisation, cette contribution s’intéresse au rôle joué par l’examen des corpus linguistiques dans l’évaluation de possibles infractions pénales. Une analyse scientifique de la « part langagière » (Bout...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À travers l’examen de la question des conflits au travail à l’Université française et leur
judiciarisation, cette contribution s’intéresse au rôle joué par l’examen des corpus linguistiques dans l’évaluation de possibles infractions pénales. Une analyse scientifique
de la « part langagière » (Boutet 2001) du conflit au travail qui viendrait informer, voire
influencer, la qualification des faits par le juge est-elle vraiment souhaitable ? Dans la
continuité de travaux antérieurs, l’objet de cette réflexion est de dépasser les déclarations
en matière d’éthique des experts linguistes en cours de justice (ne pas prendre partie,
neutralité, etc. : garde-fous autant illusoires que systématiquement mis en avant dans ces
évaluations), pour affirmer la nécessité d’une prise de position épistémologique – et donc
politique – sur le statut et l’interprétation de cette part langagière du conflit au travail,
soumise au juge et, parfois, à des experts.
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