Berlusconi, l’Allemagne et la mémoire de la Shoah : l’« ethos de bonhomie » pour une réparation impossible
Notre contribution examine le discours de campagne aux élections européennes de Silvio Berlusconi du 26 avril 2014, notamment les passages où il revient sur l’offense à Schulz, qu’il avait traité en 2003 de « kapo », et l’accusation de négationnisme des Allemands qui a suscité de vives réactions d...
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| Hoofdauteurs: | , |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2018
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Notre contribution examine le discours de campagne aux élections européennes de Silvio Berlusconi du 26 avril 2014, notamment les passages où il revient sur l’offense à Schulz, qu’il avait traité en 2003 de « kapo », et l’accusation de négationnisme des Allemands qui a suscité de vives réactions dans le monde politique et les médias. Partant du schéma de Benoit (1995, 2000), nous montrerons que les interventions de Berlusconi, tout en adoptant certaines stratégies prévues par Benoit, tendent moins à retravailler et réparer un ethos préalable qu’à le renforcer positivement. À cet égard, nous examinerons la construction discursive des deux types d’ ethos que Berlusconi affiche à cette occasion (l’ ethos de bonhomie et l’ ethos de victime) et avancerons l’hypothèse que ces attitudes, cohérentes avec son profil ethotique, lui permettent de se déresponsabiliser de tout comportement offensant et de ne se repentir que sur un mode mineur. Dans la conclusion, nous formulerons quelques considérations sur la validité heuristique du modèle de Benoit.
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