La performance au carrefour des arts et des sciences sociales : quelles questions pour la sociolinguistique ?
Le but de cet article sera de reconstruire, d’une part, la généalogie du concept de performance dans les arts plastiques et dans les sciences sociales (sociologie, linguistique, anthropologie) et de montrer, d’autre part, comment, à la fin des années 1950 et au début des années 1960, aux États-Uni...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le but de cet article sera de reconstruire, d’une part, la généalogie du concept de performance dans les arts plastiques et dans les sciences sociales (sociologie, linguistique, anthropologie) et de montrer, d’autre part, comment, à la fin des années 1950 et au début des années 1960, aux États-Unis, les questionnements autour d’une nouvelle conception praxéologique de l’art croisent d’une façon intéressante et surprenante une vision dramaturgique de l’action sociale en tant que performance.
Si dans les arts plastiques, l’émergence de la « performance » en tant que pratique artistique montre, dès son émergence, un intérêt particulier pour le langage tout en interrogeant les dichotomies « scène vs coulisse », « vie vs art », etc. (Kaprow 1958, Cage 1965), nous observons, dans les sciences sociales, avec les travaux pionniers de Gurvitch (1956) et de Goffman (1959), une vision des interactions sociales au prisme de la performance et de la théâtralité.
On interrogera ainsi les conditions historiques d’émergence d’une telle rencontre, les points de dialogue possibles entre art et sciences sociales et les enjeux théoriques et épistémologiques posés par l’art et la performance pour l’étude des pratiques interactionnelles et pour l’histoire des idées en sociolinguistique.
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