Le paradoxe du « langage commun » dans les entreprises : entre horizontalisation et contrôle social des pratiques langagières au travail

Cet article analyse une forme spécifique de contrôle du langage au travail apparue dans les années 1980, à travers l’étude de manuels de communication d’entreprise. Il s’agit de la notion de « langage commun », censée garantir la mobilisation de tous les acteurs en vue du succès de l’entreprise. L...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Mariscal, Vincent
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2016
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Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Cet article analyse une forme spécifique de contrôle du langage au travail apparue dans les années 1980, à travers l’étude de manuels de communication d’entreprise. Il s’agit de la notion de « langage commun », censée garantir la mobilisation de tous les acteurs en vue du succès de l’entreprise. Les auteurs des manuels envisagent les pratiques langagières au travail comme pouvant être parfaitement horizontales et symétriques. Le langage est, ainsi, considéré comme un « code », autant linguistique que socioculturel. En assurant son acquisition par tous les acteurs, on pourrait alors obtenir une intercompréhension parfaite. Nous défendons l’idée que cette vision repose sur le déni des rapports conflictuels inhérents à toute relation sociale, en particulier au travail, et qu’elle est basée sur une homogénéisation linguistique et culturelle particulièrement stricte, tout en mettant en scène une logique néolibérale, c’est-à-dire une société de libre-échange où les facteurs socioculturels et sociolinguistiques sont minorisés.