Histoire d'un dialogue impossible : J. Kristeva, J. Lotman et la sémiotique
Il est intéressant aujourd’hui de se pencher rétrospectivement sur un épisode de l’histoire des échanges intellectuels franco-soviétiques en examinant les rapports entre la sémiotique française de la fin des années soixante (Barthes, Kristeva) et les travaux de Lotman. Les différences méthodologique...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Il est intéressant aujourd’hui de se pencher rétrospectivement sur un épisode de l’histoire des échanges intellectuels franco-soviétiques en examinant les rapports entre la sémiotique française de la fin des années soixante (Barthes, Kristeva) et les travaux de Lotman. Les différences méthodologiques et conceptuelles entre les deux paradigmes sont si fortes qu’elles nous interrogent sur deux mouvements parallèles dont les présupposés métaphysiques et théoriques diffèrent radicalement. À partir de l’article introductif de Kristeva à la nouvelle sémiologie en URSS paru dans Tel Quel et les malentendus que celui-ci véhicule nous allons essayer de reconstituer cette rencontre manquée entre les deux penseurs, et interroger plus largement les rapports entre ces deux destins intellectuels aux évolutions riches et fertiles qui dessinent une image assez complète de l’histoire des idées au XXe siècle. Si Kristeva croyait trouver en Lotman un allié théorique, un dissident affiché, un contempteur de la pensée petite-bourgeoise, un marxiste convaincu, elle avait de facto en face d’elle son plus bel ennemi. C’est l’histoire théorique de ce quiproquo qu’il faudra donc raconter. |
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