Alceste comme outil de traitement d'entretiens semi-directifs : essai et critiques pour un usage en sociologie

Les logiciels d’analyse textuelle se multiplient et le sociologue est confronté à la question du bien-fondé de leur utilisation. Si, d’un côté, on peut voir une augmentation du volume de textes que l’on peut traiter et un gain de temps certain, de l’autre, on peut s’interroger sur la manière de trai...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Dalud-Vincent, Monique
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2011
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les logiciels d’analyse textuelle se multiplient et le sociologue est confronté à la question du bien-fondé de leur utilisation. Si, d’un côté, on peut voir une augmentation du volume de textes que l’on peut traiter et un gain de temps certain, de l’autre, on peut s’interroger sur la manière de traiter les données, les hypothèses implicites mises en œuvre dans de tels outils. Dans cet article, nous nous intéressons au logiciel Alceste et nous tentons de déconstruire sa manière de traiter du texte en général, des entretiens semi-directifs en particulier à partir d’une problématique particulière. En tenant compte essentiellement d’hypothèses sur les mots concentrant le sens d’un texte d’après leur nature grammaticale mais aussi d’hypothèses sur la manière de découper le texte en Unités de Contexte et en cherchant à se trouver dans les « bonnes » conditions d’applications de certains outils statistiques, Max Reinert construit un « résumé » (parmi tant d’autres possibles) du corpus pris comme « un tout ». Ce « résumé » et son traitement, basé sur les régularités, n’intègrent à aucun moment les hypothèses et le point de vue théorique du sociologue.