Variation, lexicalization and grammaticalization in signed languages

Nous suggérons que les théories sur la structure des langues et le changement linguistique qui sont basées sur la notion de construction offrent un cadre particulièrement fécond pour comprendre la variation et la grammaticalisation dans les langues des signes (LS). Nous montrons qu’il y a une dimens...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Johnston, Trevor, Schembri, Adam
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2010
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Nous suggérons que les théories sur la structure des langues et le changement linguistique qui sont basées sur la notion de construction offrent un cadre particulièrement fécond pour comprendre la variation et la grammaticalisation dans les langues des signes (LS). Nous montrons qu’il y a une dimension complémentaire à la variation sociolinguistique dans ces langues, dont l’exploration systématique vient juste d’être ouverte par les grands corpus numérisés analysables selon des procédures de traitement automatique?: la fréquence et la distribution de variantes particulières comme indices d’une lexicalisation et d’une grammaticalisation en cours. Ceci laisse augurer une meilleure compréhension des aspects sociolinguistiques des LS et une compréhension plus large de la variation dans les langues en général. Plus spécifiquement, ceci doit apporter un éclairage d’une part sur le degré de grammaticalisation de ces langues relativement jeunes, d’autre part sur la manière dont la grammaticalisation privilégie, dans ces langues visuo-gestuelles, langues du face-à-face, des chemins gestuels et lexicaux inédits. Nous commençons par une synthèse des résultats en sociolinguistique des LS, résultats montrant que la variation n’est généralement pas aléatoire mais conditionnée par des facteurs sociaux et linguistiques. Puis nous introduisons les concepts pertinents des grammaires de construction et montrons comment ils peuvent être appliqués à la structure des signes pour éclairer ce que recouvre la lexicalisation dans les LS et comment, par extension, ceci peut être relié à des voies potentielles de grammaticalisation dans ces langues. Nous concluons sur l’idée que, quoiqu’il y ait toujours variation dans les langues et que la variation puisse fonctionner comme indice de variables sociales, une partie de la variation peut de fait refléter un changement en cours dans la langue et en particulier une lexicalisation et une grammaticalisation.