Le terrain des notes.
Malgré l’intérêt porté depuis les années 80 à la question de leur écriture, les anthropologues se sont montrés largement réticents à exploiter les notes de leurs pairs. Liée à la théorie interprétative de Geertz, cette prudence se justifie variablement selon le type de notes produites. Lorsqu’elle...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2009
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Malgré l’intérêt porté depuis les années 80 à la question de leur écriture, les anthropologues se sont montrés largement réticents à exploiter les notes de leurs pairs. Liée à la théorie interprétative de Geertz,
cette prudence se justifie variablement selon le type de notes produites.
Lorsqu’elle évite l’écueil de l’interprétation, leur analyse peut nourrir
les controverses émanant des « revisites » des classiques de la discipline,
révélant les processus de conversion que l’écriture impose aux données.
Indices de ces remaniements, les notes de terrain peuvent également
éclairer leur première transformation au moment même de l’enquête. Au
coeur de cette double métamorphose, les notes prises par Marcel Griaule
durant les célèbres conversations avec Ogotemmêli (1946) témoignent
de l’entreprise de reconstruction et d’idéologisation à laquelle s’est livré
l’ethnologue, mais aussi de la progression de son raisonnement sur le
terrain, discernable non seulement dans le contenu, mais dans la forme
même de ses notes. |
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