Sophie MOIRAND Les discours de la presse quotidienne observer, analyser, comprendre 2007, Paris, PUF, coll. “Linguistique nouvelle”, 179 p. Compte rendu de Arnaud Richard (Université Montpellier III-UMR 5267 Praxiling)

L’intégration de l’Europe a engendré un régime linguistique stable mais paradoxal. L’Union européenne multiplie ses langues officielles mais officieusement, elle privilégie l’anglais. Il ne s’agit pas d’une transition entre une Babel impraticable et une union rationnelle, monolingue. Au contraire...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Scheidhauer, Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2008
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:L’intégration de l’Europe a engendré un régime linguistique stable mais paradoxal. L’Union européenne multiplie ses langues officielles mais officieusement, elle privilégie l’anglais. Il ne s’agit pas d’une transition entre une Babel impraticable et une union rationnelle, monolingue. Au contraire, l’Union s’enorgueillit de sa diversité linguistique, et stigmatise l’anglais comme un contre modèle. Elle voit l’anglais à la fois comme la langue anti-nationale de la mondialisation, et comme celle du plus fort, les Etats -Unis d’Amérique. La pratique de l’anglais réunit les européens autour de l’ennemi commun. En fait, fondée sur un idéal de paix entre les nations, l’Union doit pratiquer une stricte égalité entre les langues nationales. Afin de n’en favoriser aucune, elle recoure officieusement à une langue tierce. L’anglais est la dernière langue que l’Europe envisage de défendre. Elle ne lèse donc personne en particulier. Diversité officielle et anglophonie officieuse se renforcent mutuellement.