Claude DUBAR Faire de la sociologie Paris, Belin, 2006 Compte rendu de Elisabeth Longuenesse (Laboratoire Printemps)
L’intégration de l’Europe a engendré un régime linguistique stable mais paradoxal. L’Union européenne multiplie ses langues officielles mais officieusement, elle privilégie l’anglais. Il ne s’agit pas d’une transition entre une Babel impraticable et une union rationnelle, monolingue. Au contraire...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2008
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | L’intégration de l’Europe a engendré un régime linguistique stable mais
paradoxal. L’Union européenne multiplie ses langues officielles mais officieusement, elle privilégie l’anglais. Il ne s’agit pas d’une transition entre
une Babel impraticable et une union rationnelle, monolingue. Au contraire, l’Union s’enorgueillit de sa diversité linguistique, et stigmatise l’anglais
comme un contre modèle. Elle voit l’anglais à la fois comme la langue
anti-nationale de la mondialisation, et comme celle du plus fort, les Etats -Unis d’Amérique. La pratique de l’anglais réunit les européens autour de
l’ennemi commun. En fait, fondée sur un idéal de paix entre les nations,
l’Union doit pratiquer une stricte égalité entre les langues nationales. Afin
de n’en favoriser aucune, elle recoure officieusement à une langue tierce.
L’anglais est la dernière langue que l’Europe envisage de défendre. Elle
ne lèse donc personne en particulier. Diversité officielle et anglophonie
officieuse se renforcent mutuellement. |
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