Pratiques langagières et registres discursifs
L’article cherche à mettre en évidence les liens, les incompatibilités, les articulations entre deux cadres théoriques dont la visée explicite est une sociologie du langage : Boutet, Fiala, Simonin-Grumbach (1976) ou Ebel, Fiala (1983) proposent d’envisager des pratiques langagières constitutives...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2008
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article cherche à mettre en évidence les liens, les incompatibilités, les
articulations entre deux cadres théoriques dont la visée explicite est une
sociologie du langage : Boutet, Fiala, Simonin-Grumbach (1976) ou Ebel,
Fiala (1983) proposent d’envisager des pratiques langagières constitutives
d’une formation langagière ; Achard (1995) propose de parler de registres
discursifs constitutifs d’une formation discursive. Partageant un refus de
la théorie du reflet et considérant le langage ou le discours comme un
acte dans le monde davantage que comme une représentation de celui-ci, partageant également une réflexion sur les rapports entre langage et
fonctionnement social, ces deux cadres n’entretiennent pourtant pas de
rapports explicites l’un avec l’autre. Il s’agit ici d’interroger les différentes
notions proposées – et en particulier celles de pratique langagière et de
registre discursif – dans les rapports qu’elles peuvent entretenir avant de
proposer des éléments d’unification.
L’idée d’un rapprochement entre ces deux cadres vient des deux couples
de notions : pratiques langagières/formation langagière – pratiques discursives/formation discursive. Or, la question est de savoir si l’on a affaire à
deux objets empiriques distincts, pratiques et registres, ou à deux points de
vue différents sur un même objet empirique, le langage envisagé dans son
rapport aux fonctionnements sociaux. Dans les deux cas, on a affaire à
deux objets empiriques différents, mais s’il s’agit de deux points de vue
sur le langage et le social, on est conduit à s’interroger sur la sociologie du
langage susceptible de se dégager d’une articulation entre les deux cadres
et les deux couples de notion.
L’article présente les différentes notions – à travers des définitions et
des exemples – ainsi que les rapports qu’elles entretiennent aux formations
(langagière ou discursive). Puis, nous avançons quelques propositions
d’articulation entre ces deux cadres. Nous verrons enfin que la question
du discours, qui pourrait n’apparaître que terminologique, devient alors
cruciale. |
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