Changer de vie, changer de langues Paroles de migrants entre le Mali et Marseille Cécile VAN DEN AVENNE L’Harmattan (2004)

Cet article interroge, à partir d’un terrain réalisé en Turquie, l'expression «langue kurde» qui désigne plusieurs variétés. La Turquie a, jusqu'à une date récente, nié l'existence de la langue kurde et produit des représentations particulières la turquifiant. Très proches mais de f...

Ful tanımlama

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Vigouroux, Cécile B.
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2006
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Cet article interroge, à partir d’un terrain réalisé en Turquie, l'expression «langue kurde» qui désigne plusieurs variétés. La Turquie a, jusqu'à une date récente, nié l'existence de la langue kurde et produit des représentations particulières la turquifiant. Très proches mais de familles différentes, on trouve des langues dont les locuteurs se définissent pourtant souvent comme Kurdes. Définitions linguistique et sociale de ce qu'est la « langue kurde» ne coïncident donc pas toujours. La diversité linguistique importante est renforcée par l’apparition de mouvements nationalistes et par leurs tentatives de standardisation. L'unification linguistique est un échec : plusieurs standards kurdes apparaissent dans les différents pays où vivent les Kurdes. L’unité linguistique étant souvent perçue comme la garante de l’existence de la nation, le milieu militant kurde adopte alors des politiques visant à réaliser une plus grande unité linguistique. Enfin, c’est aussi par l’adoption du turc, langue dominante en Turquie, que les Kurdes pratiquent une langue commune.