Discours des origines et traces discursives : histoire d'une rature légendaire
Le poème Liberté, de Paul Eluard, parachuté par la Royal Air Force en avril 1943, devient très vite le symbole de la résistance à l'occupation nazie. Eluard entérine cette sacralisation et insiste sur l'importance du mot et du nom “liberté” dans la genèse de son poème. Pourtant, des tém...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2001
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le poème Liberté, de Paul Eluard, parachuté par la Royal Air Force en avril
1943, devient très vite le symbole de la résistance à l'occupation nazie. Eluard
entérine cette sacralisation et insiste sur l'importance du mot et du nom
“liberté” dans la genèse de son poème. Pourtant, des témoignages offrent
une autre légende de fondation : le poème a été écrit pour une femme aimée,
Nush, et l'idée de liberté ne serait qu'un après coup, répondant à la réception du poème. Nous analysons ici les mécanismes discursifs de cette légende et en recherchons les traces dans le brouillon du poème. Si les conclusions
auxquelles nous parvenons ne permettent pas de distinguer la légende de
l'intention initiale du poète (ce que Benveniste appelle l'“intenté”), si elles ne
parviennent pas à départir le féminin de l'idée de liberté, elles offrent une
leçon d'humilité : le texte – jusque dans les traces de sa genèse – garde heureusement le mystère de sa création. |
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