Xanthippe, l’anti-logos
Xanthippe, l’épouse de Socrate, est l’une des rares femmes de la Grèce antique à être passée à la postérité. Au-delà de son caractère historique, dont attestent les textes philosophiques de Platon et Xénophon, sa figure a gagné une dimension allégorique au fil des siècles, dans les différents ouvrag...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2017
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Xanthippe, l’épouse de Socrate, est l’une des rares femmes de la Grèce antique à être passée à la postérité. Au-delà de son caractère historique, dont attestent les textes philosophiques de Platon et Xénophon, sa figure a gagné une dimension allégorique au fil des siècles, dans les différents ouvrages qui retraçaient la vie de Socrate, et qui, tous, lui attribuent un trait de caractère particulier : la mauvaise humeur envers son mari. Aujourd’hui, son nom est passé dans le langage courant : une « Xanthippe » désigne en français une épouse acariâtre. Derrière la banalité de ce mauvais caractère, que savons-nous d’elle ? Enquêter sur Xanthippe, c’est rouvrir notre conception de la raison telle qu’elle a été définie depuis Socrate, c’est voir l’envers féminin du Logos, de cette rationalité discursive que Socrate incarne pour la pensée occidentale. C’est s’interroger sur la répartition genrée que ce Logos recouvre, chercher ce qui a été situé hors de la raison dès sa définition originaire, en explorant le reliquat féminin pour repenser les formes mêmes dans lesquelles nous pensons. |
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