Émile H. Malet, Freud, et l’homme juif, Paris, CampagnePremière/, 2016, 130 p. Par Jean-François Solal

L’éthique de la psychanalyse selon Lacan est de « ne pas céder sur son désir », à savoir que le sujet agit en conformité avec son désir, c’en est le noyau, En prenant la parole pour l’acte le plus essentiel de l’ordre du sujet humain, Lacan propose sur cette base une éthique du « bien-dire », en pré...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Yi, Lu
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2016
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:L’éthique de la psychanalyse selon Lacan est de « ne pas céder sur son désir », à savoir que le sujet agit en conformité avec son désir, c’en est le noyau, En prenant la parole pour l’acte le plus essentiel de l’ordre du sujet humain, Lacan propose sur cette base une éthique du « bien-dire », en précisant que, dans le contexte analytique, la dimension éthique du sujet s’exprime dans l’aveu de son désir. En ce sens, la psychanalyse peut se concevoir comme un tel processus : en transformant la parole d’analysant de parole vide en parole pleine, on adopte une attitude sincère et fidèle envers son propre désir. Par une coïncidence singulière, une éthique analogue de « rectifier la parole pour élever la loyauté » se retrouve dans la tradition confucéenne. Il est ainsi concevable que, entre, d’une part, la pratique psychanalytique qui permet au sujet d’agir conformément à son désir et, d’autre part, l’exercice confucéen qui a pour but de devenir saint et sage, il y ait peut-être entre les deux voies quelques points communs et quelques accords tacites. Cette communication entre l’un et l’autre est une tentative de trouver un sol favorable au niveau culturel pour l’enracinement et le développement local de la psychanalyse en Chine.