Annie Frank, Beautés et transfert, Paris, Hermann, coll. « Psychanalyse », 2007, 108 p. Par Michel Cresta

La relecture patiente du fameux texte de Freud sur le « fort-da » permet de souligner – en deçà de sa reprise lacanienne à la lumière d’une théorie de la naissance au symbolique langagier – le motif de la disparition de l’autre aimé, rapporté à la question de l’invisibilité. La promotion d’un rappor...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Cresta, Michel
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2007
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:La relecture patiente du fameux texte de Freud sur le « fort-da » permet de souligner – en deçà de sa reprise lacanienne à la lumière d’une théorie de la naissance au symbolique langagier – le motif de la disparition de l’autre aimé, rapporté à la question de l’invisibilité. La promotion d’un rapport ludique à l’absent se fonde originairement, en effet, sur la tolérance à l’endroit de son disparaître inaugural. Avant de tolérer que l’autre ne soit pas là, il nous revient toujours de supporter qu’il s’éloigne, c’est-à-dire qu’il se rende invisible, fût-ce pour un temps.Mais à quel titre devons-nous penser avec Freud le disparaître de l’autre désiré comme une performance culturelle ? Faut-il, à la manière dont la religion juive ordonne l’adoration d’un Autre invisible, nous soumettre à l’expérience, non plus seulement discontinue de la présence de l’autre aimé, mais à l’épreuve de sa définitive soustraction à l’ordre de l’apparaître ?