Alice Cherki, La Frontière invisible. Violences de l’immigration, Paris, Elena, 2007, 181 p. Par Patrick Avrane
La relecture patiente du fameux texte de Freud sur le « fort-da » permet de souligner – en deçà de sa reprise lacanienne à la lumière d’une théorie de la naissance au symbolique langagier – le motif de la disparition de l’autre aimé, rapporté à la question de l’invisibilité. La promotion d’un rappor...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2007
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La relecture patiente du fameux texte de Freud sur le « fort-da » permet de souligner – en deçà de sa reprise lacanienne à la lumière d’une théorie de la naissance au symbolique langagier – le motif de la disparition de l’autre aimé, rapporté à la question de l’invisibilité. La promotion d’un rapport ludique à l’absent se fonde originairement, en effet, sur la tolérance à l’endroit de son disparaître inaugural. Avant de tolérer que l’autre ne soit pas là, il nous revient toujours de supporter qu’il s’éloigne, c’est-à-dire qu’il se rende invisible, fût-ce pour un temps.Mais à quel titre devons-nous penser avec Freud le disparaître de l’autre désiré comme une performance culturelle ? Faut-il, à la manière dont la religion juive ordonne l’adoration d’un Autre invisible, nous soumettre à l’expérience, non plus seulement discontinue de la présence de l’autre aimé, mais à l’épreuve de sa définitive soustraction à l’ordre de l’apparaître ? |
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