L'évaluation en EPS : entre légitimité disciplinaire et défis culturels (1959-2009)

RésuméEn 2003, le débat national sur l’école établissait que « l’évaluation, omniprésente dans les activités et les représentations de tous les acteurs du système éducatif, est difficile à définir de manière univoque ». Cette caractéristique se retrouve également en éducation physique et sportive (E...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteurs: Attali, Michaël, Saint-Martin, Jean
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2010
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:RésuméEn 2003, le débat national sur l’école établissait que « l’évaluation, omniprésente dans les activités et les représentations de tous les acteurs du système éducatif, est difficile à définir de manière univoque ». Cette caractéristique se retrouve également en éducation physique et sportive (EPS). L’article se propose de le démontrer en analysant les transformations des systèmes docimologiques depuis 1959 et en identifiant les enjeux sous-jacents de toute forme d’évaluation. Ainsi, des impératifs liés à la constitution de l’EPS comme discipline scolaire ont d’abord réduit l’évaluation à la certification. Par la suite, les enjeux éducatifs apparaissent déterminants lorsqu’il s’agit de discuter du degré de responsabilité de l’enseignant et/ou de l’élève dans le protocole choisi. Enfin, les enjeux socioculturels permettent de mettre en évidence des inégalités à travers les formes d’évaluation retenues dont témoignent les résultats des filles par rapport à ceux des garçons. Ils déterminent également le rôle acquis par l’EPS dans la diffusion d’une modélisation particulière de pratiques sociales. L’analyse des revues professionnelles, des fonds ministériels et des archives des syndicats enseignants permet de mettre en exergue le rôle central des acteurs dans l’élaboration et l’appropriation de ces systèmes docimologiques, mais aussi de souligner la place des différents acteurs (enseignants, inspection, élèves) dans les apprentissages.