L'autorité : faiblesses dans la transmission

RésuméSi l’autorité est intrinsèquement liée à la question de la transmission, alors l’école est bien le lieu « naturel » de l’autorité, lieu où se joue le legs d’un héritage et où se met en scène inévitablement, souvent sur un mode exacerbé et inquiet, le scénario de la crise. À l’école, le débat s...

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Autore principale: Fœssel, Michaël
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméSi l’autorité est intrinsèquement liée à la question de la transmission, alors l’école est bien le lieu « naturel » de l’autorité, lieu où se joue le legs d’un héritage et où se met en scène inévitablement, souvent sur un mode exacerbé et inquiet, le scénario de la crise. À l’école, le débat sur l’autorité est piégé, car il se cristallise sur des positions irréconciliables et partiellement aveugles au défi qui est aujourd’hui le nôtre. Du côté des nostalgiques de l’école « républicaine », on s’en prend au règne du divertissement dans un lieu où l’inégalité devrait être vécue comme une chance. La principale cible est la pédagogie, notamment dans ses formes modernes, jugée coupable d’introduire la démocratie là où elle n’a précisément rien à faire. Dans ces discours, l’autorité prend presque toujours la figure d’une valeur perdue qui serait urgent de réhabiliter, comme si la possibilité d’un retour au statu quo ante n’était qu’une question de bonne volonté. Du côté des pédagogues et des progressistes, on prend acte des mutations démocratiques à l’œuvre et on tente d’inventer des modes de régulation qui épousent les exigences du temps et les demandes du moment. Or, si la confusion entre autorité et pouvoir est le risque qu’enferment les discours nostalgiques, le danger du « progressisme » éducatif tient, lui, à la confiance naïve qu’il accorde aux vertus apaisantes du contrat.