Globalisations idéologiques et pouvoir d'une catégorie vulnérable : les enfants « de la rue »

RésuméCet article essaie de dévoiler comment il est possible qu’une catégorie censée être parmi les – sinon même la – plus dépourvue de tout pouvoir social, celle des enfants de la rue, peut s’approprier ouvertement un bien social (en l’occurrence, un territoire d’adulte) dont l’usage n’est, normal...

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Uloženo v:
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Hlavní autor: Stanciulescu, Elisabeta
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2006
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:RésuméCet article essaie de dévoiler comment il est possible qu’une catégorie censée être parmi les – sinon même la – plus dépourvue de tout pouvoir social, celle des enfants de la rue, peut s’approprier ouvertement un bien social (en l’occurrence, un territoire d’adulte) dont l’usage n’est, normalement, autorisé que sous surveillance. Les mécanismes d’une telle appropriation sont inférés à partir des données d’observation ethnographique, soumises à une grille interprétative s’appuyant notamment sur deux concepts : globalisation idéologique et enfant-acteur. Deux conséquences sont tirées en fin d’argumentation : (1) Un phénomène comme celui des enfants de la rue peut être « modélisé » dans un cadre théorique focalisé sur la globalisation du marché et de la consommation : pour ce faire, on introduit dans l’équation certaines formes sociales propres aux économies peu développées et aux catégories défavorisées, construites à l’appui des idéologies génératrices d’attitudes « externalistes », telles que les idéologies chrétiennes, communistes ou rattachées à certains travaux philosophiques et scientifiques : (2) Si cette hypothèse s’avère valide, la gestion d’un tel phénomène exigerait de travailler largement aux fondements idéologiques des sociétés contemporaines et, surtout, de gérer plus consciemment les localisations des idéologies cosmopolites, quelque généreuses qu’elles paraissent.