Alain Ehrenberg (2010). La société du malaise. Paris : Odile Jacob. 439 p.

Les rassemblements que sont les Wagenburgen de Berlin offrent depuis vingt-cinq ans à une population de jeunes Européens la possibilité d’un vivre ensemble alternatif choisi librement et par empathie. L’hybridation des allants-de-soi de leurs pays d’origine respectifs s’y développe alors suivant le...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Bourguignon, Jean-Claude
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2010
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Omschrijving
Samenvatting:Les rassemblements que sont les Wagenburgen de Berlin offrent depuis vingt-cinq ans à une population de jeunes Européens la possibilité d’un vivre ensemble alternatif choisi librement et par empathie. L’hybridation des allants-de-soi de leurs pays d’origine respectifs s’y développe alors suivant les paradigmes particuliers liés aux contraintes spécifiques de ces terrains en lutte constante contre les usages légaux et fonciers. Une culture, faite d’aspirations politiques et d’expériences communes, les rassemble ainsi autour de manifestations pour lesquelles ils partagent des savoirs et des compétences. De fait, cette expression singulière du phénomène Europe s’avère essentiellement une expérience du nomadisme de l’appartenance. La citoyenneté européenne s’y construit plus dans l’éphémère de la relation entretenue entre les individus et avec les lieux de vie que dans l’affiliation définitive, mais les liens subtils qui nouent leurs parcours en commun respectent ainsi l’intimité des sphères et le respect des points de vue.