Le pouvoir des grands actionnaires du capitalisme financiarisé
La globalisation financière de la fin des années 1970 a profondément marqué l’histoire récente du capitalisme. Elle fut une réponse néolibérale à la crise de suraccumulation intervenant dès la fin des années 1960. Elle se caractérise par d’importantes quantités d’argent injectées dans l’économie par...
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2022
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cairn-LP_409_0043LPLa Pensée https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2022-1-page-43?lang=fr https://doi.org/10.3917/lp.409.0043 Le pouvoir des grands actionnaires du capitalisme financiarisé Sarcey, Tibor2022 capitalismeglobalisation financièreinvestisseurs institutionnelsmarchés financierscapitalismfinancial globalizationfinancial marketsinstitutional investorsfre La Pensée | 409 | 1 | 2022-04-28 | p. 43-52 | 0031-4773 LP_40975 La globalisation financière de la fin des années 1970 a profondément marqué l’histoire récente du capitalisme. Elle fut une réponse néolibérale à la crise de suraccumulation intervenant dès la fin des années 1960. Elle se caractérise par d’importantes quantités d’argent injectées dans l’économie par l’action des banques centrales pour restaurer la rentabilité du capital. Nourris par cette création monétaire, les marchés financiers vont passer sous l’influence des grands investisseurs institutionnels qui vont alors pouvoir exercer une domination inédite sur les entreprises. À l’aide de critères de gestion capitalistes toujours plus sophistiqués, les entreprises se transforment en marchandises financières devant être valorisées toujours plus au prix d’un épuisement des deux sources de richesse que sont les travailleurs et la nature. Cette globalisation financière, à l’origine d’une crise globale de civilisation, place ainsi l’humanité dans une situation dans laquelle la seule issue possible et durable est le dépassement de la démocratie bourgeoise et de ses institutions économiques.The financial globalization of the late 1970s was a neoliberal response to the crisis of over-accumulation occurring at the end of the 1960s. To restore the profitability of capital, large amounts of money were injected into the economy by central bank action. Fed by this monetary creation the financial markets will pass under the influence of large institutional investors then be able to exert a new domination on corporates. By the use of ever more sophisticated capitalist management criteria, corporates are transformed into financial goods to be increasingly valued, at the cost of exhausting the two sources of wealth that are workers and nature.This financial globalization, at the origin of a global crisis of civilization, thus places humanity in a situation in which the only possible and lasting outcome is the overcoming of bourgeois democracy and its economic institutions.Cairn free access |
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La globalisation financière de la fin des années 1970 a profondément marqué l’histoire récente du capitalisme. Elle fut une réponse néolibérale à la crise de suraccumulation intervenant dès la fin des années 1960. Elle se caractérise par d’importantes quantités d’argent injectées dans l’économie par l’action des banques centrales pour restaurer la rentabilité du capital. Nourris par cette création monétaire, les marchés financiers vont passer sous l’influence des grands investisseurs institutionnels qui vont alors pouvoir exercer une domination inédite sur les entreprises. À l’aide de critères de gestion capitalistes toujours plus sophistiqués, les entreprises se transforment en marchandises financières devant être valorisées toujours plus au prix d’un épuisement des deux sources de richesse que sont les travailleurs et la nature. Cette globalisation financière, à l’origine d’une crise globale de civilisation, place ainsi l’humanité dans une situation dans laquelle la seule issue possible et durable est le dépassement de la démocratie bourgeoise et de ses institutions économiques. |
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