Les mœurs des peuples et la vertu du vice
Les mœurs des peuples modernes sont travaillées par deux sortes de moralité : l’une leur vient de l’Antiquité païenne et rend possible une prudence active qui, mettant le vice d’ingratitude au service de la vertu d’acquisition, culmina jadis chez les grands fondateurs d’État ; l’autre leur vient du...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les mœurs des peuples modernes sont travaillées par deux sortes de moralité : l’une leur vient de l’Antiquité païenne et rend possible une prudence active qui, mettant le vice d’ingratitude au service de la vertu d’acquisition, culmina jadis chez les grands fondateurs d’État ; l’autre leur vient du christianisme, magnifie l’humilité et altère ce qui persiste de la moralité ancienne. Une certaine prudence savante est alors ce qui chez les Modernes est à la fois le signe que la moralité ancienne n’est pas morte et la promesse que l’imitation des Anciens pourrait ressusciter la prudence de l’homme d’action, vertu tissée de vices, indissociablement intellectuelle, morale et politique. |
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