Le ver était-il dans le fruit?
Les textes religieux seraient responsables des crimes que certains commettent en leur nom. C’est là une confusion catégorielle que cet article se propose de dissiper. Il s’attache d’abord à distinguer, en rappelant les analyses de Spinoza et de Kant, l’ordre de la lettre et celui du réel. Kant a éta...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2016
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Les textes religieux seraient responsables des crimes que certains commettent en leur nom. C’est là une confusion catégorielle que cet article se propose de dissiper. Il s’attache d’abord à distinguer, en rappelant les analyses de Spinoza et de Kant, l’ordre de la lettre et celui du réel. Kant a établi que « l’être n’est pas un prédicat réel », et qu’entre les idées et les actions, il y a un écart qualitatif que seule peut combler une décision d’ordre pratique, dont la responsabilité est toute entière imputable aux individus et aux institutions. C’est ce qu’illustre, dans l’histoire du christianisme, l’usage de la référence au « Compelle intrare » (Luc XIV 21-23) pour justifier les conversions forcées. L’idée qu’une pratique politique se trouverait en germe dans un texte a pour effet, et parfois pour fonction, de disculper les vrais coupables et de culpabiliser les vrais croyants. Elle est un avatar ultime de la sacralisation des textes dans les religions du Livre. |
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