Le dieu mâle perd de sa superbe
« Comment s’expliquer cette étonnante relation entre un prêtre – religieux de surcroît – et un matérialiste décidé ? », s’interrogeait le père Stanislas Breton après la mort de Louis Althusser.La rencontre de ces deux philosophes fut, pour l’un comme pour l’autre, un événement de grande portée. Leur...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | « Comment s’expliquer cette étonnante relation entre un prêtre – religieux de surcroît – et un matérialiste décidé ? », s’interrogeait le père Stanislas Breton après la mort de Louis Althusser.La rencontre de ces deux philosophes fut, pour l’un comme pour l’autre, un événement de grande portée. Leur histoire personnelle antérieure, leur sens de l’engagement et une même exigence intellectuelle les ont rapprochés de façon décisive, depuis leur première rencontre en 1966. Ils ont croisé la radicalité de leurs recherches théoriques. Et ils ont partagé une très forte amitié.Ils furent tous deux de grands professeurs. Ils ont éveillé chez leurs proches les exigences de la rigueur conceptuelle, et ont su leur infuser une « ferveur opérante » assez exceptionnelle. La radicalité de leur critique fut renforcée par le questionnement qu’ils n’ont cessé de poursuivre l’un et l’autre.Stanislas Breton, qui a vécu et médité la « folie de la Croix » telle qu’en parle saint Paul et telle que l’a développée toute une tradition mystique chrétienne, était bien placé pour comprendre la détresse personnelle d’Althusser, qu’il accompagna jusqu’au bout. |
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