La politique sociale du jeune Hegel
Dans Le système de la vie éthique, le jeune Hegel fonde sa politique sur le concept de peuple, contrairement à ce qu’il fera dans les Principes de la philosophie du droit. On tâche de dégager la signification de cette décision qui situe le penseur de Iéna dans la filiation de Rousseau. L’analyse...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2014
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-LP_378_0029 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-LP_378_0029LPLa Pensée https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2014-2-page-29?lang=fr https://doi.org/10.3917/lp.378.0029 La politique sociale du jeune Hegel Bras, Gérard2014 fre La Pensée | 378 | 2 | 2014-04-01 | p. 29-40 | 0031-4773 LP_37882 Dans Le système de la vie éthique, le jeune Hegel fonde sa politique sur le concept de peuple, contrairement à ce qu’il fera dans les Principes de la philosophie du droit. On tâche de dégager la signification de cette décision qui situe le penseur de Iéna dans la filiation de Rousseau. L’analyse qui en rend raison commence par l’élaboration du concept de travail compris comme relation de l’homme à la nature. Il l’engage dans une voie qui conduit au matérialisme dans la mesure où le travail n’est pas défini comme effort, mais comme activité productive déterminée par la ruse, la loi du moindre effort. C’est ce qui lui permet d’accorder une place privilégiée aux instruments de travail, et de penser le devenir mécanique du travail industriel. Socialement, la conséquence c’est la division entre deux pôles, celui de la richesse accumulée d’un côté, et celui de la grande pauvreté de l’autre. Cette tendance met en danger l’existence même du peuple comme sujet politique. C’est ainsi que la politique doit être sociale, en deux sens : en ce qu’il s’agit d’intervenir sur la redistribution des richesses ; mais surtout en ce que la politique trouve son fondement dans la division sociale.In System of ethical life, young Hegel chose the concept of ‘people’ as a founding principle of his political philosophy, contrary to what he later did in Elements of the Philosophy of Right. The purposeof this bookis to make it clear how such a choice makes the Jena thinker one of Rousseau’s philosophical heirs.My analysis will first start to elucidate the concept of ‘labour’ understood as a link between man and nature, which leads Hegel to the concept of materialism, insofar as ‘labour’ is not synonymous with effort but with a productive economic activity characterised by cunning, i.e., the line of least effort.Such a stance enables him to give primary importance to ‘working tools’ and so anticipate on the up-coming mechanisation of work. Socially speaking , it results in the division between two poles, that of accumulated wealth on the one hand, and dire poverty on the other, such a trend endangering the very existence of the people as political entity. Thus politics is social in the two senses of the term, i.e. it has to promote the redistribution of wealth but first and foremost it thrives on social divisions.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
Dans Le système de la vie éthique, le jeune Hegel fonde sa politique sur le concept de peuple, contrairement à ce qu’il fera dans les Principes de la philosophie du droit. On tâche de dégager la signification de cette décision qui situe le penseur de Iéna dans la filiation de Rousseau. L’analyse qui en rend raison commence par l’élaboration du concept de travail compris comme relation de l’homme à la nature. Il l’engage dans une voie qui conduit au matérialisme dans la mesure où le travail n’est pas défini comme effort, mais comme activité productive déterminée par la ruse, la loi du moindre effort. C’est ce qui lui permet d’accorder une place privilégiée aux instruments de travail, et de penser le devenir mécanique du travail industriel. Socialement, la conséquence c’est la division entre deux pôles, celui de la richesse accumulée d’un côté, et celui de la grande pauvreté de l’autre. Cette tendance met en danger l’existence même du peuple comme sujet politique. C’est ainsi que la politique doit être sociale, en deux sens : en ce qu’il s’agit d’intervenir sur la redistribution des richesses ; mais surtout en ce que la politique trouve son fondement dans la division sociale. |
| author |
Bras, Gérard |
| spellingShingle |
Bras, Gérard La politique sociale du jeune Hegel |
| author_facet |
Bras, Gérard |
| author_sort |
Bras, Gérard |
| title |
La politique sociale du jeune Hegel |
| title_short |
La politique sociale du jeune Hegel |
| title_full |
La politique sociale du jeune Hegel |
| title_fullStr |
La politique sociale du jeune Hegel |
| title_full_unstemmed |
La politique sociale du jeune Hegel |
| title_sort |
la politique sociale du jeune hegel |
| publishDate |
2014 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-2014-2-page-29?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/lp.378.0029 |
| _version_ |
1877246169992658945 |