Étudier et travailler : entre normalisation, nécessité économique et risques pour la réussite académique
Le travail rémunéré est aujourd’hui de plus en plus fréquent chez les étudiant·es de l’enseignement supérieur. En Belgique notamment, il existe un contrat de travail spécifique à l’occupation d’étudiant·es (appelé communément « job étudiant »), assorti de cotisations sociales réduites. Ces dernières...
Spremljeno u:
| Glavni autori: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2026
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Le travail rémunéré est aujourd’hui de plus en plus fréquent chez les étudiant·es
de l’enseignement supérieur. En Belgique notamment, il existe un contrat de travail spécifique à l’occupation d’étudiant·es (appelé communément « job étudiant »),
assorti de cotisations sociales réduites. Ces dernières années, les conditions de ce
contrat se sont flexibilisées, octroyant un quota d’heures en croissance et pouvant
être réparties sur l’ensemble de l’année. Plus de 60 % des étudiant·es inscrit·es à
l’UCLouvain déclarent avoir eu au moins un « job » en 2024, selon une vaste enquête
menée de la fin 2024 au début 2025. La banalisation du travail rémunéré interroge ses
caractéristiques mais aussi ses effets, notamment sur la réussite académique. Dans
cet article, les auteur·es décrivent la situation du travail rémunéré et démontrent que
le volume d’heures prestées peut produire des effets négatifs sur les études. Ces
constats questionnent les inégalités sociales face aux études universitaires, dans la
mesure où les étudiant·es provenant d’un milieu socioéconomique plus favorisé ont
tendance à moins jober – au contraire de celles et ceux issu·es d’un milieu socioéconomique plus précaire et modeste, qui ont tendance à travailler davantage tout au
long de l’année. Or, travailler intensivement réduit le temps consacré aux études et
augmente la probabilité à la fois de se réinscrire à un même programme et d’accumuler moins de crédits de cours. Le travail rémunéré appelle ainsi à une réflexion
approfondie sur les politiques d’accompagnement des jeunes aux études, et de régulation du contrat d’occupation d’étudiant·es. |
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