Laure BERENI, La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir, Paris, Economica, « Études politiques », 2015, 304 p.

À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des...

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Päätekijä: Marneur, Victor
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Kieli:Français
Julkaistu: 2019
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Yhteenveto:À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des organisations syndicales aux cultures et aux modèles d’émancipation différents – ici la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT). En s’intéressant à la socialisation syndicale, au rapport de ces militantes au groupe ouvrier et à la famille, deux modèles d’émancipation se dessinent : les militantes CGT misent sur la « classe ouvrière » en retournant le stigmate de la « fille d’usine », tandis que les militantes CFDT cherchent à se distinguer d’une certaine culture ouvrière et des rôles féminins qui y sont prescrits.