Daniel ZAMORA VARGAS, De l’égalité à la pauvreté. Une socio-histoire de l’assistance en Belgique (1895-2015), Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, « Sociologie et anthropologie », 2018, 256 p.

À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Brodiez-Dolino, Axelle
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2019
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des organisations syndicales aux cultures et aux modèles d’émancipation différents – ici la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT). En s’intéressant à la socialisation syndicale, au rapport de ces militantes au groupe ouvrier et à la famille, deux modèles d’émancipation se dessinent : les militantes CGT misent sur la « classe ouvrière » en retournant le stigmate de la « fille d’usine », tandis que les militantes CFDT cherchent à se distinguer d’une certaine culture ouvrière et des rôles féminins qui y sont prescrits.