Jacques CARRÉ, La prison des pauvres. L’expérience des workhouses en Angleterre, Paris, Éditions Vendémiaire, « Chroniques », 2016, 544 p.
À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2019
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des organisations syndicales aux cultures et aux modèles d’émancipation différents – ici la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT). En s’intéressant à la socialisation syndicale, au rapport de ces militantes au groupe ouvrier et à la famille, deux modèles d’émancipation se dessinent : les militantes CGT misent sur la « classe ouvrière » en retournant le stigmate de la « fille d’usine », tandis que les militantes CFDT cherchent à se distinguer d’une certaine culture ouvrière et des rôles féminins qui y sont prescrits. |
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