Sébastien FARRÉ. – Colis de guerre : secours alimentaire et organisations humanitaires (1914-1947), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, 284 pages. « Histoire »

En Russie tsariste, l’invalidité de guerre bénéficiait d’une reconnaissance avant la Première Guerre mondiale, ce qui n’était le cas d’aucun handicap civil. La loi de 1912, les multiples régulations civiles et militaires, les initiatives privées et le volontarisme collectif ne permettent cependant p...

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Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Keren, Célia
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2017
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Gaia:En Russie tsariste, l’invalidité de guerre bénéficiait d’une reconnaissance avant la Première Guerre mondiale, ce qui n’était le cas d’aucun handicap civil. La loi de 1912, les multiples régulations civiles et militaires, les initiatives privées et le volontarisme collectif ne permettent cependant pas de faire face à l’ampleur des traumas dus à la guerre industrielle qu’est le premier conflit mondial. Les autorités envisagent l’afflux d’hommes « incapacités » non comme un problème social, mais plutôt comme une mosaïque de cas individuels. La situation, critique, fait toutefois émerger la « question des invalides » en tant que cause sociale. Pour les experts qui s’opposent à une administration jugée inefficace, la loi sur l’invalidité devient un programme d’action, une arme politique, le moteur d’une nouvelle conception de la nation russe. Surtout, dès 1915, et plus encore en 1917, les invalides s’adaptent individuellement à la réglementation et s’organisent collectivement afin d’influer sur pensions, logements et emplois.