Christophe LUCAND. – Le pinard des Poilus. Une histoire du vin en France durant la Grande Guerre (1914-1918), Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2015, 170 pages. « Histoires ». Préface de Jean Vigreux

En Russie tsariste, l’invalidité de guerre bénéficiait d’une reconnaissance avant la Première Guerre mondiale, ce qui n’était le cas d’aucun handicap civil. La loi de 1912, les multiples régulations civiles et militaires, les initiatives privées et le volontarisme collectif ne permettent cependant p...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Le Bras, Stéphane
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:En Russie tsariste, l’invalidité de guerre bénéficiait d’une reconnaissance avant la Première Guerre mondiale, ce qui n’était le cas d’aucun handicap civil. La loi de 1912, les multiples régulations civiles et militaires, les initiatives privées et le volontarisme collectif ne permettent cependant pas de faire face à l’ampleur des traumas dus à la guerre industrielle qu’est le premier conflit mondial. Les autorités envisagent l’afflux d’hommes « incapacités » non comme un problème social, mais plutôt comme une mosaïque de cas individuels. La situation, critique, fait toutefois émerger la « question des invalides » en tant que cause sociale. Pour les experts qui s’opposent à une administration jugée inefficace, la loi sur l’invalidité devient un programme d’action, une arme politique, le moteur d’une nouvelle conception de la nation russe. Surtout, dès 1915, et plus encore en 1917, les invalides s’adaptent individuellement à la réglementation et s’organisent collectivement afin d’influer sur pensions, logements et emplois.