Silyane LARCHER. – L’Autre citoyen. L’idéal républicain et les Antilles après l’esclavage, Paris, Armand Colin, 2014, 380 pages. « Le Temps des idées ». Préface d’Étienne Balibar
Cet article propose d’étudier les relations entre la circulation des idées républicaines, les expériences raciales et la condition des matelots subalternes de la marine de guerre dans le contexte post-abolitionniste du début de la République, à travers l’analyse de la plus importante mutinerie de ma...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2015
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet article propose d’étudier les relations entre la circulation des idées républicaines, les expériences raciales et la condition des matelots subalternes de la marine de guerre dans le contexte post-abolitionniste du début de la République, à travers l’analyse de la plus importante mutinerie de marins qui a eu lieu au Brésil : la révolte de 1910 contre les châtiments corporels à Rio de Janeiro. Le texte discute, dans un premier temps, le processus de racialisation au Brésil à la lumière des deux plus profondes transformations de la fin du XIXe siècle : l’abolition de l’esclavage (1888) et la proclamation de la République (1889). Dans un deuxième temps, l’article démontre comment les jeunes rebelles de 1910, en majorité Noirs, métis et originaires du nord et du nord-est du pays – régions considérées comme périphériques et « en retard » – ont construit leur mouvement en s’appuyant sur une identité commune : celle de marins et citoyens républicains. Cette identité se montrait incompatible avec les pratiques et les héritages esclavagistes toujours présents dans la société brésilienne, et en particulier dans la marine. |
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