La restauration collective des ouvriers en France pendant la Grande Guerre

Avant 1914, les cantines ouvrières sont rares. La Première Guerre mondiale constitue une phase d’accélération de leur développement et de leur transformation. Ces évolutions tiennent en premier lieu au caractère impérieux de l’amélioration du ravitaillement : il faut nourrir une nouvelle population,...

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Vigna, Xavier
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2014
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Avant 1914, les cantines ouvrières sont rares. La Première Guerre mondiale constitue une phase d’accélération de leur développement et de leur transformation. Ces évolutions tiennent en premier lieu au caractère impérieux de l’amélioration du ravitaillement : il faut nourrir une nouvelle population, plus nombreuse, davantage composée de femmes et d’étrangers, avec leurs habitudes alimentaires. L’alimentation au travail présente des enjeux contemporains décisifs en termes d’effort de production, de paix sociale, et de réforme de la condition ouvrière, espérée en particulier par l’énergique ministre Albert Thomas. Les cantines se multiplient. L’initiative coopérative, pour gérer tantôt des restaurants et cantines, tantôt des magasins d’approvisionnement est importante mais, en la matière, l’initiative patronale domine de manière écrasante. Les ouvriers semblent se satisfaire d’une telle offre puisqu’ils s’inscrivent en masse pour se restaurer dans les cantines. Ces restaurants censés surmonter les difficultés de ravitaillement et de vie chère ne bénéficient pour autant que d’une fréquentation assez aléatoire.