Danièle VOLDMAN (dir.). - Désirs de toit. Paris, Créaphis, 2010, 204 pages. « Lieux habités –Histoire urbaine »

La fixation par les pouvoirs publics d’un prix maximum de vente pour les produits de première nécessité, qu’il s’agisse des denrées alimentaires, des combustibles, des transports et du loyer des habitations, est une revendication ancienne des classes populaires. Cette mesure a été appliquée sous des...

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Auteur principal: Fourcaut, Annie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La fixation par les pouvoirs publics d’un prix maximum de vente pour les produits de première nécessité, qu’il s’agisse des denrées alimentaires, des combustibles, des transports et du loyer des habitations, est une revendication ancienne des classes populaires. Cette mesure a été appliquée sous des appellations diverses à travers l’Europe à des moments particuliers de son histoire, soit par choix politique, soit pour contenir une situation sociale explosive, soit encore pour réguler un marché immobilier considéré comme déséquilibré. Les deux temps forts de l’encadrement des loyers par les pouvoirs publics, au cours de la Première Guerre mondiale et pendant le développement des États-providence après 1945, ont été suivis de tentatives pour en finir avec ce dirigisme. En effet, si la mesure était défendue par les réformateurs au nom de la justice sociale, les propriétaires y voyaient une limitation des libertés individuelles et, surtout, les milieux économiques la considéraient comme une aberration contre-productive.