Sylvie TISSOT. - Des bons voisins. Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste. Paris, Raisons d’Agir, 2011, 316 pages. « Cours et Travaux »

La fixation par les pouvoirs publics d’un prix maximum de vente pour les produits de première nécessité, qu’il s’agisse des denrées alimentaires, des combustibles, des transports et du loyer des habitations, est une revendication ancienne des classes populaires. Cette mesure a été appliquée sous des...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Nunes, João Pedro
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2013
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La fixation par les pouvoirs publics d’un prix maximum de vente pour les produits de première nécessité, qu’il s’agisse des denrées alimentaires, des combustibles, des transports et du loyer des habitations, est une revendication ancienne des classes populaires. Cette mesure a été appliquée sous des appellations diverses à travers l’Europe à des moments particuliers de son histoire, soit par choix politique, soit pour contenir une situation sociale explosive, soit encore pour réguler un marché immobilier considéré comme déséquilibré. Les deux temps forts de l’encadrement des loyers par les pouvoirs publics, au cours de la Première Guerre mondiale et pendant le développement des États-providence après 1945, ont été suivis de tentatives pour en finir avec ce dirigisme. En effet, si la mesure était défendue par les réformateurs au nom de la justice sociale, les propriétaires y voyaient une limitation des libertés individuelles et, surtout, les milieux économiques la considéraient comme une aberration contre-productive.