Bruno BERTHERAT et Christian CHEVANDIER. Paris dernier voyage. Histoire des pompes funèbres de Paris (XIXe-XXe siècles). Paris, La Découverte, 2008, 197 p. Préface de Bertrand DELANOË. Postface de Pascal ORY

RésuméÀ la fin de la guerre des Malouines (avril-juin 1982), à nouveau maîtresses des îles de l’Atlantique Sud, les autorités britanniques ont recensé 237 corps de combattants argentins, qui furent rassemblés dans un petit cimetière. Ce dernier a été totalement rénové durant les années 2000 sous l’i...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: Bellanger, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:RésuméÀ la fin de la guerre des Malouines (avril-juin 1982), à nouveau maîtresses des îles de l’Atlantique Sud, les autorités britanniques ont recensé 237 corps de combattants argentins, qui furent rassemblés dans un petit cimetière. Ce dernier a été totalement rénové durant les années 2000 sous l’impulsion d’une association de familles de défunts. Le nouveau cimetière présente un récit héroïque de la guerre qui épouse une certaine conception de la nation argentine, homogène et catholique. Or ce récit est contesté, entre autres par d’anciens combattants qui suggèrent que les fractures internes à la société argentine, qui connaissait alors la plus sanglante de ses dictatures militaires, se sont transportées sur le théâtre de la guerre. À travers l’histoire du cimetière, l’article montre, d’une part, la place stratégique qu’occupe le récit de guerre dans la tentative de réhabilitation des militaires argentins. D’autre part, il enquête sur les modalités de la reconstruction du cimetière, montrant comment l’association qui l’a portée s’est adaptée au retrait de l’État des travaux monumentaux durant les années 1990. Enfin, le texte présente le récit contestataire de la guerre qui cherche à trouver sa place dans la mémoire nationale de l’événement.