« Pour moi, l'Algérie, c'est les Béni-Boudouane, le reste j'en sais rien »
RésuméCet article s’intéresse aux Béni-Boudouane, population qui fut le vivier du recrutement des harkis du bachaga Boualem pendant la guerre d’indépendance. À partir d’archives coloniales et d’une enquête ethnographique au Mas Thibert, en Provence, où ils se sont installés à l’indépendance, il s’ag...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2011
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | RésuméCet article s’intéresse aux Béni-Boudouane, population qui fut le vivier du recrutement des harkis du bachaga Boualem pendant la guerre d’indépendance. À partir d’archives coloniales et d’une enquête ethnographique au Mas Thibert, en Provence, où ils se sont installés à l’indépendance, il s’agit d’interroger la nature, l’ampleur et la forme des contacts coloniaux dans une région d’où les Français étaient physiquement absents. La colonisation s’y manifesta essentiellement par la formalisation de l’existence des Béni-Boudouane en tant que tribu et par l’application restreinte des lois forestières les dépossédant. Les Béni-Boudouanais vécurent à l’écart de l’Algérie des Français, dont l’irruption fut tardive, au moment de la guerre. Jusque-là, les quelques auxiliaires locaux de l’administration française étaient l’incarnation de l’Algérie coloniale, perçue toutefois par la mémoire collective comme une réalité quotidienne et normalisée. |
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