Éditorial : Faire l'histoire de l'humanitaire

RésuméAu cours des années 1960, considérées comme l’apogée de l’ouvriérisation de la société française, les représentations cinématographiques des ouvriers connaissent des ruptures significatives. Le changement ne vient pas des œuvres de fiction qui négligent généralement ce thème mais du film docum...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteurs: Brodiez-Dolino, Axelle, Dumons, Bruno
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2009
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:RésuméAu cours des années 1960, considérées comme l’apogée de l’ouvriérisation de la société française, les représentations cinématographiques des ouvriers connaissent des ruptures significatives. Le changement ne vient pas des œuvres de fiction qui négligent généralement ce thème mais du film documentaire. Des cinéastes s’emploient à mettre au point une technique à base de caméra légère et de son synchrone, et mènent une réflexion sur la production d’un son, et particulièrement d’une parole, saisi directement dans les scènes filmées. Cette combinaison met en cause la tradition du documentaire, encombrée de matériels lourds et de coûts élevés, dépendante des financements institutionnels. Tandis que jusque-là les ouvriers faisaient office de figurants dans des films vantant la performance industrielle, le nouveau cinéma documentaire fait surgir des personnes à la fois banales et singulières. Leur parole en direct, prise ici dans les usines automobiles encore chargées d’une aura positive, provoque un puissant effet de vérité et fait perdre leur lustre aux Trente glorieuses. Après 1968, un nouveau courant, parmi les cinéastes, les critiques et les spectateurs de ce genre de films tend à faire de ces personnages des figures politiques et à attribuer à leur parole une fonction contestataire.