Les ouvriers de Vauxhall face à la lean production
Cet article interroge les réactions ouvrières et syndicales face à la mise en œuvre de la production au plus juste dans l’usine d’Ellesmere Port, près de Liverpool. Le cas britannique est plein d’enseignements à plus d’un titre : d’une part, les directions nationales des syndicats ont en général...
Gorde:
| Egile Nagusiak: | , , , , |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2006
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article interroge les réactions ouvrières et syndicales face à la mise en œuvre de la
production au plus juste dans l’usine d’Ellesmere Port, près de Liverpool. Le cas britannique
est plein d’enseignements à plus d’un titre : d’une part, les directions nationales des syndicats
ont en général accepté les réformes managériales parce qu’elles n’avaient pas le choix eu
égard à la situation difficile de l’industrie automobile nationale et d’autre part, contrairement
à ce qui est bien trop vite admis, le syndicalisme de terrain reste puissant dans les secteurs
traditionnels, empêchant les directions de mener leur politique de façon trop univoque.
De fait, la production au plus juste a conduit le syndicat ouvrier à intervenir sur le procès
de travail, sur l’intensification du travail, sur la flexibilité des horaires et plus seulement sur le
niveau des rémunérations. Le syndicat devient ainsi le premier informateur et d’une certaine
manière le premier formateur des ouvriers face aux changements dans les méthodes de management : il réussit mieux que l’encadrement à communiquer avec le personnel des ateliers sur
la production au plus juste.
Enfin, la vie locale, fondée sur la community anglo-saxonne, maintient, avec le syndicat,
le « collectif » à l’usine comme dans les quartiers où l’on débat tout autant des matches de
football que de la santé et des conditions de travail à l’usine. |
|---|