Propriétaires ou travailleurs intellectuels ?
L’écrivain oscille entre plusieurs figures sociales : propriétaire de son bien, il tient aussi du travailleur rémunéré pour le fruit de son travail, mais se différencie des travailleurs manuels et des salariés par la dimension intellectuelle de son activité, qui peut être assimilée à la catégorie...
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| প্রধান লেখক: | , |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2006
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | L’écrivain oscille entre plusieurs figures sociales : propriétaire de son bien, il tient aussi
du travailleur rémunéré pour le fruit de son travail, mais se différencie des travailleurs manuels
et des salariés par la dimension intellectuelle de son activité, qui peut être assimilée à la
catégorie des services. Alors que la conception de l’auteur propriétaire de son œuvre prédominait dans la première moitié du XIXe siècle, les transformations des conditions d’exercice du
métier d’écrivain, avec notamment le développement du capitalisme d’édition, et les luttes
pour l’obtention d’acquis sociaux du Front Populaire à Mai 68 ont conduit à la promotion de
la figure du « travailleur intellectuel », sans que cette définition puisse l’emporter. Portées par
des individus et des organisations professionnelles concurrentes, ces différentes conceptions
se sont affrontées des années 1930 aux années 1970 autour d’une série d’enjeux qui sont
successivement examinés dans l’article : le droit d’auteur, le domaine public payant, le statut
d’auteur. |
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