Claude MILLET (sous la direction de). – Hugo et la guerre. Paris, Maisonneuve et Larose, 2002,432 pages. Préface de Madeleine REBÉRIOUX.

Au cours des années 1930 la consommation en Allemagne a été de plus en plus soumise à des influences idéologiques. Cette évolution ne résulte pas seulement des pressions et de la réglementation de l’État. Elle est aussi la conséquence d’une idéologie nazie spécifique du petit commerce allemand, é...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Müller, Olaf
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2004
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Au cours des années 1930 la consommation en Allemagne a été de plus en plus soumise à des influences idéologiques. Cette évolution ne résulte pas seulement des pressions et de la réglementation de l’État. Elle est aussi la conséquence d’une idéologie nazie spécifique du petit commerce allemand, étudiée dans la première partie de l’article. Le nouveau régime propage en effet le sens de l’ordre et d’une concurrence loyale et intense au travail, l’idéal de vertus « allemandes » comme l’honneur, le caractère, le corps sain. Il incite les détaillants en tant qu’éducateurs des consommateurs à œuvrer en conformité avec les objectifs du Führer. Cette propagande se combine à la division entre détaillants et boutiques « sains » et « malsains ». Dans une seconde partie cette idéologie est confrontée à la réalité de la consommation à l’époque nazie. Quatre exemples : la publicité en vitrine, les efforts en vue d’accroître la consommation de poisson, les conflits sur les heures de fermeture, le commerce de détail durant la Seconde Guerre mondiale, montrent une discordance permanente entre l’idéologie et les pratiques concrètes du quotidien. Mais l’idéal d’un commerce de détail « allemand » reste suffisamment fort pour pousser les petits commerçants à travailler jusqu’à mai 1945 pour un régime meurtrier et raciste.