Troubles dans la banlieue rouge
Cet article retrace l’émergence, au cours des « années 68 », de mobilisations politiques nouvelles autour de la « question immigrée ». L’analyse se concentre plus particulièrement sur le cas des « campagnes anti-expulsions » menées par la Gauche prolétarienne, organisation d’extrême gauche d’...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2026
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article retrace l’émergence, au cours des « années 68 », de mobilisations politiques nouvelles autour de la « question immigrée ». L’analyse se concentre plus particulièrement sur le cas des « campagnes anti-expulsions » menées par la Gauche prolétarienne, organisation d’extrême gauche d’obédience maoïste, dans trois municipalités de la banlieue rouge : Argenteuil, Ivry-sur-Seine et Saint-Denis. Cette étude de cas permet d’expliciter les logiques qui contribuèrent à faire du soutien aux luttes de l’immigration un point de clivage essentiel entre le Parti communiste et l’extrême gauche post-68. En accusant le PCF de ne pas se soucier des immigrés présents dans les communes qu’il administrait, ces campagnes portèrent un coup à l’hégémonie du Parti communiste sur la représentation des luttes sociales en France, tout en ouvrant un espace politique nouveau pour les luttes antiracistes, contribuant ainsi à leur progressive autonomisation au cours des années 1970.
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