Des solidarités ouvrières à l’épreuve de l’argent ?
Au sein du répertoire d’action ouvrier et syndical, la pratique des caisses de grève est sans doute celle qui interroge le plus directement la solidarité ouvrière : l’argent de la grève constitue en effet une « boite noire » qu’il s’agit d’éclairer. L’argent collecté n’étant jamais suffisant...
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| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2026
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Au sein du répertoire d’action ouvrier et syndical, la pratique des caisses de grève est sans doute celle qui interroge le plus directement la solidarité ouvrière : l’argent de la grève constitue en effet une « boite noire » qu’il s’agit d’éclairer. L’argent collecté n’étant jamais suffisant pour compenser les pertes financières des grévistes, il doit faire l’objet d’un partage. Or, celui-ci ne correspond jamais à une simple division arithmétique entre les grévistes : ces dernier·es doivent à chaque fois déterminer des critères pour répartir les sommes disponibles. À quels déterminants professionnels ou syndicaux, à quelles conceptions de la justice, à quelles logiques d’action ces critères obéissent-ils ? C’est ce que l’article étudie en confrontant quatre expériences récentes : ouvrier·es de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (2013), postier·es des Hauts-de-Seine (2018-2019), femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles (2019-2020) et cheminot·es de la gare Saint-Lazare à Paris (2016 à 2023).
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