Nadège Mariotti, Filmer le travail sidérurgique en France (1896-1983). Le spectacle des gestes ouvriers, Paris, Classiques Garnier, « Histoire des techniques », 2025, 520 p.

À l’automne 1945, 50 000 dockers britanniques sont en grève. Dans les principaux ports du pays, un chapelet de comités de grève non officiels réclame l’obtention de la Charte des dockers et s’oppose à la puissante Transport and General Workers’ Union. En revisitant les enquêtes de terrain menées par...

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Auteur principal: Raggi, Pascal
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À l’automne 1945, 50 000 dockers britanniques sont en grève. Dans les principaux ports du pays, un chapelet de comités de grève non officiels réclame l’obtention de la Charte des dockers et s’oppose à la puissante Transport and General Workers’ Union. En revisitant les enquêtes de terrain menées par le Mass-Observation sur les docks de Londres, cet article interroge l’univers sonore de cette grève et examine la place des phénomènes sonores au sein des pratiques contestataires. Il commence par étudier le déploiement de nouveaux dispositifs techniques par des comités de dockers qui peinent à se faire entendre. Les dynamiques sonores de la lutte sont ensuite analysées à travers trois volets : les modalités sonores de contestation collective, notamment face à une singulière tentative de mettre sur pied un bataillon de femmes au foyer briseuses de grève ; la place de l’argot et des plaisanteries dans le collectif gréviste ; les enjeux politiques du silence, qui se dessinent dans l’affrontement entre dockers et patronat portuaire.