L’oreille de l’ordre
À la croisée de l’histoire des polices, de l’histoire des enquêtes et des sound studies, le présent article aborde la question de l’écriture du son par les officiers de police lors de leurs enquêtes dans la ville de Caen pendant la Révolution française. Il montre que les sons sont à la foi...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À la croisée de l’histoire des polices, de l’histoire des enquêtes et des sound studies, le présent article aborde la question de l’écriture du son par les officiers de police lors de leurs enquêtes dans la ville de Caen pendant la Révolution française. Il montre que les sons sont à la fois instrument du maintien de l’ordre et objet d’infraction. Les officiers de police consignent des pratiques sonores comme la « clameur publique » ou les cris de « force à la loi » qui légitiment l’usage de la force. Ils prêtent aussi attention aux « tapages » et bruits indiciaires déclenchant leurs interventions. De plus, les violences verbales, calomnies et bruits sourds, comme la « cabale », sont mis à l’écrit pour en faire des preuves. L’article met ainsi en évidence les débuts d’une culture sonore policière, entre héritages communautaires et étatisation croissante du maintien de l’ordre.
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