D. A. F. de Sade : une douce façon de faire le mal
Sade subvertit le concept de « douceur », qualité éminemment féminine, comme l’atteste le siècle, à la suite de Rousseau, dont la Julie (La Nouvelle Héloïse) incarne « l’union touchante d’une sensibilité si vive et d’une inaltérable douceur ». Avec l’Histoire de Juliette (1801), renversement...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Sade subvertit le concept de « douceur », qualité éminemment féminine, comme l’atteste le siècle, à la suite de Rousseau, dont la Julie (La Nouvelle Héloïse) incarne « l’union touchante d’une sensibilité si vive et d’une inaltérable douceur ». Avec l’Histoire de Juliette (1801), renversement capital : Sade fait de la douceur naturelle féminine un instrument au service du libertinage, qui s’appuie sur cette « douce façon de faire le mal » pour pratiquer le vice « en douce » et en faire « une douce habitude ». La gradation s’impose comme un concept-clé, entre scènes violentes et douceurs raffinées, entraînant le lecteur à côtoyer l’abime, au fil d’une déconstruction radicale des stéréotypes idéologiques de l’Ancien Régime.
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